Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Site de Tux Libre
  • Le Site de Tux Libre
  • : Linux off course !!!
  • Contact

J'aime bien !!!

angif 25

Recherche

Archives

8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 21:20

Le Net est devenu, en l'espace de quelques semaines, un nouveau champ de bataille. Les réseaux sociaux jouent un rôle stratégique dans les soulèvements populaires des derniers mois, mais c'est une arme qui peut se retourner contre la population, selon Eben Moglen, professeur de droit à l'Université Columbia.

Ce juriste américain travaille depuis le début des années 90 aux côtés de Richard Stallman com­me conseiller juridique pour la Free Software Foundation. Il a joué un rôle clé pour élaborer les assises légales du logiciel libre.

Si les événements des derniers mois ont révélé la force d'Internet, ils ont aussi exposé sa principale vulnérabilité : la centralisation des données. Plus l'information devient centralisée, plus les pouvoirs risquent de la contrôler.

Dans une récente entrevue au New York Times, il affirme que le temps est venu pour le logiciel libre de se mêler de politique, en créant un outil pour décentraliser Internet.

Il a fait l'annonce de son projet au début février à Bruxelles, à l'occasion de la conférence annuelle du logiciel libre d'Europe (FOSDEM 2011). À cette occasion, il a annoncé la création de la Freedom Box Foundation, afin de collecter les fonds nécessaires pour mettre son projet en oeuvre. En quelques semaines, sa nouvelle fondation a déjà recueilli plus de 75 000 $, avec un objectif d'un demi-million de dollars.

La technologie qu'il souhaite utiliser existe déjà, il s'agit de miniserveurs (plug-server), à peine plus gros qu'un téléphone cellulaire, semblables aux petits transformateurs qui alimentent nos appareils électroniques. Des appareils qui coûtent moins d'une centaine de dollars.

Le projet d'Eben Moglen est d'en faire des Freedom Box (boîte de liberté) en y ajoutant les logiciels qui permettront à chaque utilisateur de gérer son propre réseau social, de contrôler l'accès et la diffusion de ses propres données.

Alors que les grands réseaux sociaux s'articulent autour d'un noyau central unique, les miniserveurs permettraient de créer une multitude de miniréseaux, maillés les uns avec les autres, et qui échapperaient ainsi à un contrôle central. «Nous devons conserver nos données dans nos maisons, où elles sont protégées par des lois contre la recherche physique», dit-il.

Un avis que partage Daniel Pascot, directeur du Département des systèmes d'information organisationnels, à l'Université Laval. «Un serveur, c'est essentiellement un point central qui gère des accès. La centralisation des serveurs nous rend vulnérables parce que du moment où on contrôle le serveur, on contrôle la circulation. Avec les miniserveurs, ça serait comme Facebook, mais c'est moi qui contrôlerais l'accès à mes données.»

Il serait même possible, en théorie, de créer des noyaux sans fil, qui pourraient fonctionner en dehors d'Internet.

Contrôle

On a vu, ces derniers mois, plusieurs tentatives de contrôler ces réseaux. Le 27 janvier, sur ordre du gouvernement, Telecom Egypt et les quatre principaux fournisseurs d'accès Internet ont éteint leurs serveurs. En cinq minutes seulement, 93 % des utilisateurs égyptiens avaient perdu leur service.

Cela n'a pas empêché la chute de Moubarak, mais plusieurs pays vont certainement en tirer des leçons.

L'année dernière, avant même ces soulèvements, l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, l'Inde et l'Indonésie avaient déjà forcé la compagnie RIM à permettre un accès aux données envoyées sur les BlackBerry.

En février, après la chute des gouvernements en Tunisie et en Égypte, on a vu l'Inde et le Pakistan revenir à la charge et demander encore plus de pouvoirs de surveillance sur ces mêmes appareils.

Même aux États-Unis, un projet de loi est à l'étude depuis juin pour donner de plus grands pouvoirs au président advenant une «cyberurgence».

Selon Eben Moglen, le plus grand danger des réseaux centralisés, c'est que des États s'en servent pour identifier les meneurs et les faire disparaître. D'ailleurs, pendant le soulèvement égyptien, les leaders de la protestation avaient demandé aux citoyens de ne pas diffuser d'information via les réseaux sociaux.

Les médias traditionnels n'y échappent pas non plus. La CBC a annoncé cette semaine qu'elle cessait de diffuser des entrevues avec des citoyens libyens après que des partisans de Kadhafi eurent fait disparaître des personnes qui avaient accepté de parler.

 

Source de l'article : cliquez sur l'image

cyberpresse.png

Partager cet article

Publié par winux - dans INFOS LIBRES
commenter cet article

commentaires