Par souci d’économiser les deniers publics, logique pragmatique ou idéologique, certaines collectivités françaises basculent leur parc informatique vers le logiciel libre. Une démarche semée d’embûches techniques et pratiques.
La crue a croqué Arles. Ce mois de décembre 2003, la commune des Bouches-du-Rhône est submergée par des coulées de boue. Des cercueils sortent de leurs trous. Leurs locataires ont beau ne pas s’en plaindre, les services de la ville peinent à traquer les ayant-droits pour réparer les concessions. La faute à un logiciel mal ficelé.
La réaction ne tarde pas. Plutôt que de continuer à payer une licence inefficace et une assistance prohibitive, les services techniques d’Arles se sont remonté les manches pour développer leur propre logiciel de gestion : openCimetière.
18 années ont passé. openCimetière en est à sa version 4.16, et gère désormais des concessions à travers tout l’hexagone, car les services d’Arles l’ont développé sous la forme d’un logiciel libre. C’est-à-dire dont la recette de fabrication, le code source, est publique et peut être copié, amélioré, utilisé, par tous.
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